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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Le fret en folie

C’est dans l’ADN de l’Union européenne : toujours plus de transports ! Mais dites-moi, euh, ça produit pas du CO2 ?

Publié le 9 mars 2018

" Un. Les transports sont fondamentaux pour notre économie et notre société. " Voici l'alinéa 1 du Livre blanc de la Commission européenne, paru en 2011, intitulé " Feuille de route pour un espace économique unique des transports ". D'emblée, le dogme est asséné, enfoncé : " La mobilité est essentielle pour le marché intérieur et pour la qualité de vie des Européens. Les transports permettent la croissance économique et la création d'emplois. " C'est dans le code génétique de l'Union européenne depuis sa naissance, et même avant, depuis sa fécondation. Quel but se fixe, déjà, en 1951, la Communauté européenne du charbon et de l'acier ? " Promouvoir le développement des échanges internationaux ". Le traité de Rome, six ans plus tard, juxtapose la " libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux ", programme " l'interdiction, entre les États membres, des droits de douanes à l'importation et à l'exportation ", avec un but mondialement libre-échangiste : " Contribuer au développement du commerce international et à la réduction des entraves aux échanges. " Les marchandises doivent circuler. Vite et pas cher. Il leur faut des autoroutes. Pas de taxes aux frontières. De l'Acte unique en traités de Maastricht, d'Amsterdam, de Lisbonne, etc., les mêmes expressions reviennent, la même volonté se dessine. Jusque, donc, maintenant, ce Livre blanc.

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