" Un. Les transports sont fondamentaux pour notre économie et notre société. "
Voici l'alinéa 1 du Livre blanc de la Commission européenne, paru en 2011, intitulé " Feuille de route pour un espace économique unique des transports ".
D'emblée, le dogme est asséné, enfoncé :
" La mobilité est essentielle pour le marché intérieur et pour la qualité de vie des Européens. Les transports permettent la croissance économique et la création d'emplois. "
C'est dans le code génétique de l'Union européenne depuis sa naissance, et même avant, depuis sa fécondation. Quel but se fixe, déjà, en 1951, la Communauté européenne du charbon et de l'acier ? " Promouvoir le développement des échanges internationaux ". Le traité de Rome, six ans plus tard, juxtapose la " libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux ", programme " l'interdiction, entre les États membres, des droits de douanes à l'importation et à l'exportation ", avec un but mondialement libre-échangiste : " Contribuer au développement du commerce international et à la réduction des entraves aux échanges. "
Les marchandises doivent circuler.
Vite et pas cher.
Il leur faut des autoroutes.
Pas de taxes aux frontières.
De l'Acte unique en traités de Maastricht, d'Amsterdam, de Lisbonne, etc., les mêmes expressions reviennent, la même volonté se dessine. Jusque, donc, maintenant, ce Livre blanc.
Le fret en folie
C’est dans l’ADN de l’Union européenne : toujours plus de transports ! Mais dites-moi, euh, ça produit pas du CO2 ?
Publié le 9 mars 2018
Par
Articles associés
Articles associés
Pour ne rien rater, inscrivez-vous à la
NIOUZLAITEUR
Les plus lus
Fakir vous emmène au théâtre! Parce que c’est une pièce, qui s’est jouée au tribunal correctionnel de Paris pour le procès de Bernard Squarcini, accusé…
La victoire est possible : c’est une chance, une accélération de l’Histoire, comme il s’en offre parfois.
Au moment où bénéfices et dividendes battent tous les records, Macron, Attal et Le Maire ont eu une idée géniale pour trouver de l’argent, et…
Ils étranglent les clients – les Français. Ils étranglent leurs propres salariés, leurs gérants. Ils étranglent leurs fournisseurs. Ils étranglent, même, les comptes publics. Tout…
« Poules », « moutons », « bétail », « troupeaux », « machines »… Les professionnelles de la petite enfance ne sont pas tendres avec nos bouts de chou. Peut‑être parce qu’elles sont elles‑mêmes…



