I.A. aïe aïe
De Magali, par courriel, le 11 septembre.
« Bonjour Camille, [au sujet du travail à la tâche], je suis vraiment agréablement surprise par votre écrit. Cet article [NDLR : voir le dossier « L’enfer de nos esclaves numériques », Fakir n° 119] est très parlant et ultra révélateur de la transformation de nos métiers. Merci infiniment de ce partage! […] La grande nouveauté de Lionbridge [NDLR : “leader mondial” de la traduction] : retraduire tous les livres possibles par une IA et on nous demande de corriger pour que l’IA apprenne. À quelle fin ? Pour que les auteurs qui s’auto publient puissent utiliser l’IA directement pour traduire leurs œuvres.
Mais nous, faut qu’on mange… »
Addiction encouragée par l’État !
De Perrine, par courriel, le 7 juillet.
« Parents d’un adolescent de 13 ans, nous avons besoin de partager notre histoire pour que notre société puisse réagir sur les dangers que nous faisons prendre à nos enfants et adolescents avec les écrans. Quand notre fils est né, nous l’avons élevé de manière bienveillante. Nous avons beaucoup communiqué. Nous avons consacré beaucoup de temps aux jeux, aux sorties culturelles, aux spectacles, aux amis. Nous avons cadré l’usage des écrans dès son plus jeune âge. Nous résistons à la pression sociétale : pas de Switch ou de PS5 à la maison, préférant les jeux de société, la lecture et les conversations. Et puis est arrivée la 6 e et



