« La cuisine !! Elle est toujours dégueu ! Vous trouvez normal que le lave-vaisselle, le meuble sous évier et le congélateur soient pleins de traces de café ? Et jusque sur le mur ! Aujourd’hui je me suis contentée de nettoyer tout le bas, les traces de café et mon bureau, vous ferez le reste ! »
Y avait plein d’emojis en colère, pour accompagner le message sur nos boîtes. Magalie avait pété un câble (et elle avait raison). Parce que Fakir, c’est comme une coloc : on peut parfois avoir tendance à se laisser aller…
À la réunion du début d’après-midi, tout le monde regardait par terre, dans ses petits souliers. Ça aurait pu passer en douceur, gentiment, entre les gâteaux secs et le chocolat, mais ça a dérapé quand Tristan a cru devoir sortir une excuse : « Moi j’ai quand même installé le panier de basket, hein », il a osé. Pascale est devenue toute rouge : « Mais… c’est pas du ménage ça ! En plus t’es le seul à y jouer, je sais pas si t’es au courant ! Nous on n’a pas le temps, figure-toi ! »
Comme c’était reparti de plus belle, Cyril lui aussi a essayé d’esquiver les coups, que les plus jeunes regardaient passer sans rien dire.
« Bon, du café moi j’en bois pas, et le micro-ondes j’en ai même pas chez moi, alors c’est pas ici que je m’en sers…
— Ça n’excuse rien !
— Mais en revanche j’ai débouché la douche l’autre jour, elle débordait !
— T’e



