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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

« C’était un bon moyen de foutre en l’air une force » 1/2

Publié le 2 octobre 2015

C'est presque un personnage historique. On ne dirait pas : la nuque pliée, mal rasé, Youss siffle sa Boomerang le long du canal. Entre deux gorgées, il narre ses débuts dans la came, les débuts de la came, sa découverte : " Je me couchais à quatre heures, toutes les nuits, tellement je faisais les bals, la bagarre, la bringue, l'alcool, donc le lendemain, à l'usine, je ne tenais pas la forme. Je dormais sur la machine. Un soir, dans un bar, j'étais broyé, mais broyé, je ne pouvais pas me lever, et là Kader me dit : “Si tu me rejoins à la voiture, tu verras, ça ira mieux.” C'était un collègue à moi, à mon père, un ouvrier. Je l'accompagne dehors, il me prépare un rail : “Putain, c'est quoi ?” De la coke. D'un coup je bondissais partout, je me suis senti comme neuf… " " Kader le balayeur " s'était lancé dans le bizness en solitaire, et avait essuyé un fiasco : inconnu à Amiens-Nord, Marocain en plus, les durs de la Cité l'avaient cogné, dévalisé de sa marchandise. Il lui fallait donc des gardes du corps, des rapatriés de préférence. Youss et son ami Abel, deux frappes réputées, en feraient office : " Je me suis battu, à Amiens, pour faire ma place. Les Arabes voulaient l'abattre, à coups de haches, de couteaux, etc. “Quand je ne serais pas là”, je leur conseillais. Kader vendait par cent grammes, tac, cent grammes, tac, cent grammes. Un mec l'arnaquait, je voulais le démolir, moi, mais il me retenait : “Laisse tomber ! C'es

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