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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Kafka chez Marks & Spencer

Chez les Anglais de Marks & Spencer, vous ne le savez pas encore, mais vous êtes déjà coupable.

Publié le 1 novembre 2016

Paris (75), les Champs Elysées, jeudi 9 juin "Aperçu de la culture d'entreprise. " Yasin travaille chez Marks & Spencer. Un temps partiel, à 900 euros par mois. C'était pour payer ses études, au début, sa licence d'hébreu et d'arabe. Aujourd'hui il classe, studieux, toutes les lettres de licenciements qu'envoie la firme anglaise à ses salariés. Ça donne donc ce gros dossier, bien épais, intitulé " Aperçu de la culture d'entreprise ". " Attention, c'est extraordinaire !"Uniforme pas repassé' et ‘cheveux mal peignés'. Oui, oui, ‘Uniforme pas repassé'… Ce cadre ‘parle trop aux employés', n'est ‘pas positif', a carrément des ‘ondes négatives'. Regarde, regarde, c'est écrit comme ça dans sa lettre de licenciement : ‘ondes négatives' ! Tiens, une collègue. En caisse, un article était enregistré deux euros plus cher que le prix en rayon. Pour rembourser la cliente, elle fait une simulation d'achat de sac plastique. Elle rentre le code, la caisse s'ouvre, elle rend l'argent, et elle opère le remboursement du sac plastique. Elle reçoit sa lettre de licenciement, attends, attends ! : ‘Elle a faussé le stock de sacs plastiques.' Et y a indiqué le prix du sac, dans sa lettre ! ‘7 centimes' ! Mais c'est grave, ils en ont parlé aux informations jusqu'en Chine ! Alors, une autre. ‘Chaussure trop blanche.' C'est une atteinte intolérable au règlement de l'entreprise qui dit : ballerine noire et c'est tout. Elle, une grande gueule, tie

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