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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

La cantinière et le DRH

Une collectivité territoriale qui cherche à se débarrasser d’une cantinière : l’affaire semble jouée d’avance. Sauf quand la peur change de camp…

Publié le 9 octobre 2019

Elle ne demandait pas la lune, Nadine : juste à rester près des gamins. " C'est ce que j'aime, être avec eux, les aider… " Nadine était cantinière à l'école élémentaire Pierre-et-Marie-Curie de Portet-sur-Garonne, à la lisière de Toulouse. D'accord, l'ambiance avait changé, depuis qu'elle et ses collègues étaient gérées par l'agglo. " Les enfants étaient considérés comme des clients. Si l'un d'eux n'était pas inscrit, on ne prévoyait jamais une part supplémentaire : il ne mangeait rien. Moi, je décongelais un plat en réserve pour lui donner, je pouvais pas laisser faire. " Mais dans l'ensemble, ça passait encore. Jusqu'à ce que ses mains ne lâchent. " J'ai longtemps surmonté la douleur, je me disais que ça irait mieux… J'ai présumé de mes forces. " A porter et briquer des tonnes d'assiettes tous les jours, ses os s'effritent comme du sable. " Ils étaient complètement émiettés, du pouce au scaphoïde. " En 2008, donc, direction la table d'opération. Elle subira huit interventions en tout, plus " des prothèses, des broches ". Les médecins la déclarent en maladie professionnelle. La voilà handicapée, et confinée à la maison. C'est pas la joie, déjà. Mais ça ne suffit pas. Son employeur, la Cam, "Communauté d'agglo du Muretain", essaie de se débarrasser d'elle, de sa maladie pro, pour ne plus lui verser de salaire, pour ne plus lui payer médecin et médicaments : " Du jour au lendemain, la CAM m'apprend que je suis mise à

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