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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

La révolution par le cimetière

Depuis 35 ans, Francis projetait de construire des studios pour étudiants dans son jardin. Il dit que c’était pour survivre pendant sa retraite. Moi, je crois que c’était aussi le rêve de sa vie. Comme la loi a changé et qu’il ne peut plus, il prépare la révolution sur la tombe de ses parents.

Publié le 15 mai 2021

Un étrange courrier

« Il faut qu’on aille à Villeneuve d’Ascq. Mot clé : cimetière. » Le message du rédac’ chef était elliptique. Je me suis demandé s’il ne rejouait pas la Résistance, 75 ans après… Quelques jours plus tard, en fin de réunion d’équipe, il me sortait une pile de papiers. « Tiens, regarde… »
Francis nous avait envoyé un courrier : parce qu’il recouvre la tombe de ses parents d’affiches et d’écriteaux politiques pour appeler à la révolution, la mairie de son bled, Chéreng, près de Villeneuve d’Ascq, lui avait envoyé les huissiers, et intimé l’ordre de tout enlever. Mais lui résiste. « Xavier, tu connais Chéreng ? » Un coup de fil à Xavier, notre copain photographe, et direction le grand Nord…

Dans le temple

La maison de Francis ressemble à un immense temple bouddhiste. Sur les toits, des lions, des biches, des aigles ou des pandas géants en plâtre ou faïence.
Derrière, un jardin immense, avec six ou sept petits pavillons en bordure, des espèces de remparts tout autour et une sorte de tour de contrôle. Dans les pavillons, du bric-à-brac du sol au plafond : le pavillon des livres (y en a 5000), des outils de bricolage, ou la serre avec les oiseaux géants en plâtre, toucans, hiboux, perroquets, le pavillon des faisans du Tibet... « j’y suis allé avec des gens de l’armée chinoi

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