« Je te vois sur tous nos événements, du matin au soir, mais du coup, je me demande : c’est quoi ton boulot, en fait ?
- Je suis prof de boxe française.
- Hein ? »
Je me dis que j’ai mal entendu, mais non. Martine, 1,55 m sous la toise, épaisse comme un moineau au régime, ses cheveux blonds en pétard, Martine, notre co-préfète d’Ile-de-France, toujours accompagnée d’un grand sourire, Martine est une boxeuse ! « J’en faisais gamine, mais comme y avait pas de femmes en compétition, à l’époque, j’ai arrêté, vers 20 ans. Puis j’ai bossé comme secrétaire, mais j’ai été l’une des premières licenciées économiques du pays, en 1975 ! Après, j’ai été formatrice, j’ai travaillé dans une coopérative ouvrière, j’ai été élue déléguée syndicale…
- Et la boxe, alors ?
- Ben, j’ai passé mon bac à 27 ans, j’avais pas pu avant, une vie de famille compliquée, et puis j’entre à la fac de lettres. Et là, en maîtrise, j’apprends qu’ils avaient besoin de monde pour entraîner à la boxe. En deux ans, j’ai passé tous mes diplômes, et c’était parti ! Il a fallu s’imposer, dans ce milieu, c’était pas simple, il y a eu de la misogynie et de la provoc’ à mon encontre… Au final, je peux dire que j’ai été l’une des premières femmes de France à vivre de la boxe. »
Surtout, sa vie sur le ring lui laisse du temps pour tout le reste, de manifs en occupations. « La santé, l’éducati
L’exploité du mois : Martine sur tous les rings
« En pleine chorégraphie, dans un gilet jaune, flanquée de son éternel tee-shirt Fakir… »
Publié le 15 mai 2021
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