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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Claire, l’exploitée délocalisée

« Moralement c’est compliqué… alors je m’occupe, pour ne pas penser à mes tracas. »

Publié le 17 septembre 2025

Avec Claire, on discute, au téléphone. Mais si, Claire ! Souvenez-vous ! C’est elle qui, en 2017, nous écrivait une lettre bouleversante pour alerter sur les ravages de la Dépakine de Sanofi. Le médicament lui avait été prescrit pour ses crises d’épilepsie alors qu’elle était enceinte. Un produit qui a abîmé la vie de milliers d’enfants, devenus autistes ou victimes de malformations. Ses fils en sont victimes. De cette lettre était née notre rencontre, et puis une enquête, un dossier, un livre, et tant d’autres événements… On ne s’est plus quittés : pendant des années, à Paris, elle était de toutes nos tables militantes. « La vie est difficile mais Fakir nous la décrit avec humour. La première manif que j’ai faite avec vous, c’est justement pour dénoncer Sanofi. Je trouvais ça incroyable que les gens se mobilisent pour moi... En plus, c’était un dimanche et il pleuvait ! ça créé beaucoup d’amitiés. »

Voilà déjà trois ans que Claire a quitté la capitale pour s’installer dans les Cévennes. À l’aube de ses 70 ans, et après sa carrière de manipulatrice radio, elle rêvait de calme et de montagnes. Une tranquillité toute relative. « Quand je suis arrivée ici, je me suis promis de ne pas parler politique, surtout avec les voisins. Ça a duré trois jours.

Tu milites toujours ?

J’ai voulu monter une équipe de fakiriens, ici dans le Gard, mais ça n’a pas pris. Du coup, j’

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