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Mon maire, ce héros : des infirmières en vigies scolaires

Au gré des rencontres, aux quatre coins de France, petites initiatives et grandes idées de nos maires, de celles qui changent la vie des gens.

Publié le 17 septembre 2025

Olivier Bianchi, 55 ans, enseignant en sciences politiques, maire de Clermont-Ferrand (Puy de Dôme), 148 000 habitants.

« Seules onze villes en France sont encore dotées d’un service municipal de santé scolaire. À Clermont-Ferrand, celui-ci compte dix infirmières, une diététicienne, et une responsable de service. Il a un rôle de dépistage et de suivi médico-social des enfants. Rien que pour ça, elles sont indispensables. Le service a aussi un rôle de prévention, que ce soit en nutrition, hygiène, usage des écrans, jeux dangereux, etc. »

« Le coût est celui des salaires du personnel essentiellement, soit environ 480 000 € par an. Le coût pour le matériel est de l’ordre de 20 000 € par an. On reçoit environ 100 000 € d’aides du Département et de l’État. »

« Je n’ai rien inventé : je suis maire depuis 2014, j’ai juste fait perdurer ce service à un moment où plusieurs infirmières partaient en retraite. Nous comptons onze salariées. Elles ont elles mêmes créé les programmes de prévention. Elles font passer des bilans de santé à tous les enfants en maternelle, en CP et en CE2, elles testent la vue, l’audition, on regarde les dents, le carnet vaccinal, on fait quelques tests psychomoteurs... Ça permet d’identifier un problème qui n’aurait pas été repéré. On organise aussi quelques petits-déjeuners ou cafés de sensibilisation avec les parents. »

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