Quand on n’a que l’amour
Le Courrier picard, juillet 2025.
Il y a parfois une dimension édifiante dans les faits divers, car on comprend mieux les choses à travers des exemples particuliers. On parle souvent des méfaits des assureurs qui rechignent à rembourser leurs sociétaires. C’est que ces compagnies financières placent notre argent pour spéculer le plus longtemps possible. Or cette spéculation a un coût humain : l’inconfort, le désespoir, le dénuement et la misère.
Ici, il s’agit d’un couple de Bichancourt, dans l’Aisne. Deux septuagénaires qui voient leur maison dévorée par les flammes. Sans amis pour les accueillir et sans dédommagement suffisamment rapide de leur assurance, ils doivent se réfugier dans leur cave, froide et humide. Le corps du mari souffre, mais il refuse de quitter sa femme. C’est beau, mais ne poétisons pas trop : « J’ai pensé au pire, partir avec madame et tout faire exploser », explique-t-il d’une voix tremblante. Le premier expert de leur compagnie a osé estimer leur maison à 34 000 euros. Après qu’ils se furent plaints, le second expert, sans qu’on sache pourquoi, à 84 000 euros. Ils grattent un maximum de bénéfices pour pouvoir offrir des séminaires bidons à leurs directeurs d’agence, comme ici celui organisé au Maroc sur les « nouveaux enjeux économiques à l’heure de la multipolarité »… Il faut dire qu’Allianz, un des plus gros g



