« Ce n’est pas la première fois qu’on menace de fermer notre école… » Élise, représentante des parents d’élèves à Lussat, une bourgade de 400 habitants dans la Creuse, souffle enfin. Pour la première fois sans doute depuis février dernier, quand l’Inspection académique annonce la fermeture de la classe unique du village. Gros coup de massue. « C’est pas assez, qu’ils disent là-haut. Pas assez d’enfants. On nous parle d’efficience, de chiffres, de carte scolaire, de coûts. C’est toujours les chiffres qui décident. Il aurait fallu que ce soit une usine à gaz pour que ça reste ouvert. Mais un village sans son école, c’est un village qui meurt. L’école, c’est son poumon. »
Alors, c’est le branle-bas de combat : les habitants relèvent la tête, retroussent leurs manches et se mobilisent. Réunion publique dès le 13 février, barbecue devant l’école, manifestations devant la préfecture de Guéret, et même un concert de casseroles. « On a fait tellement de bruit ce jour-là que j’en avais mal aux oreilles ! », se rappelle Élise. Des banderoles, des chants, des sourires, et même une lettre à Emmanuel Macron pour lui rappeler sa promesse de ne fermer aucune école rurale, prononcée sans trop y réfléchir ni trop y croire, comme d’habitude, dans un discours en 2017. En parallèle, une pétition est lancée, qui récolte plus de mille signatures.
Des meetings se mettent en place. « Avec le ma



