« Comme un enfant, aux yeux de lumière, qui voit passer au loin les oiseaux… »
C’est le souvenir lointain d’une chanson d’enfance, « L’oiseau et l’enfant », qui m’est revenu en lisant le livre de Jean Boucault et Johnny Rasse.
Jean Boucault, on vous a déjà causé brièvement de lui (voir Fakir n° 100). François Ruffin, au lancement de Fakir, l’avait croisé à la bibliothèque municipale d’Amiens. François avait déposé quelques numéros du journal sur une table, et tel le pêcheur, surveillait si un lecteur mordait à l’appât.
Ce fut le cas de Jean.
« Vous avez aimé ?
— Ah oui, c’est super.
— C’est moi qui le fais !
— C’est pas vrai ? Ah bravo, je m’abonne.
— Vous ne voulez pas plutôt en prendre dix exemplaires et les diffuser autour de vous ?
— Pas de problème. »
François, quelque temps plus tard, était passé chez lui récupérer l’argent des ventes. La mère de Jean l’avait accueilli par un contrarié « Ah oui, c’est vous qui nous appelez à deux heures du matin pour qu’on s’abonne à Fakir ? ». Il lui avait fallu un moment pour comprendre, relevé téléphonique à l’appui, qu’il démarchait les gens en pleine nuit, en pleine crise de somnambulisme...
Jean, étudiant donc, s’intéresse à notre canard.
Mais dès son plus jeune âge, il s’entiche également pour l’animal, le vrai, en chair et en plumes. Son p



