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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Opération spéciales à la clinique

Une clinique fermée pendant cinq semaines, des infirmières en Rosa Luxembourg du bloc opératoire… à Manosque, on ne lutte pas à moitié quand on se lance !

Publié le 3 mars 2023

« Quand il est venu sur le piquet de grève, le directeur nous a dit que si on voulait "prendre le temps de soigner les patients, il fallait peut‑être changer de service" ! » Flora soupire, en racontant l’instant. « Quand la phrase leur a été rapportée, la moitié des grévistes se sont mises à pleurer. Et c'était des larmes de rage », complète Cédric Volait, coordinateur local de la CGT Santé. Et la rage, parfois, peut s’avérer un bon moteur… Pendant cinq longues semaines, 70 % des aides‑soignantes, infirmières et personnels administratifs de la clinique Toutes Aures de Manosque, seule clinique privée chirurgicale du département des Alpes‑de‑Haute‑Provence, se sont mis en grève. Cinq semaines pendant lesquelles Flora Paul est passée de jeune infirmière de 22 ans néophyte en matière de lutte à pasionaria du bloc opératoire, son équipe avec elle. Et dire qu’à la base, le mouvement ne devait durer qu’une journée… « Beaucoup d'entre nous avaient fait des sacrifices pendant le Covid et n'ont obtenu aucune reconnaissance, rappelle Flora. En plus nos journées sont surchargées et le travail est bâclé, on doit pousser jusqu’à 22, 23h00. On a l'impression de bosser à la chaîne et de ne pas respecter les patients. Il fallait dire stop. » S'ajoutent à ça des salaires qui stagnent malgré l’inflation. « On n’avait peur de rien : on a demandé 20 % de hausse de salaire ! » Pour l’immense majorité des gr

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