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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

La tournée du patron

Une semaine de tournée en circo, dans les bistros, chez les gens, les commerçants. On en entend des histoires…

Publié le 15 octobre 2020

Mariage d'amour. 5 septembre, Val-de-Nièvre.

« Mariage pluvieux, mariage heureux » : il avait dû faire beau, ce jour là... Ce samedi matin, dans le Val de Nièvre, on boîtait mon journal de député. Une mamie, sur son pas de porte, dans une cité portugaise. « Ça s’est bien passé, le confinement ? — Oui, de toute façon, je suis plutôt une femme de maison. Le seul souci, c’était mon fils handicapé, qui est resté ici tout le temps… (Elle souffle, secoue la main.) Ça chauffait… — C’est mental, son handicap ? — C’était physique, mais ça monte à la tête. Il faisait trop de sport, déjà tout jeune les médecins lui disaient, et à l’armée, ça lui a fait un souci à la colonne vertébrale. Sauf que l’opération a raté, sa jambe ne bouge plus, et depuis, il ne s’en remet pas. Il est toujours en colère. — Ça le révolte ? — Voilà, c’est ça. Il prend plein de médicaments pour se calmer, mais ça l’abat parfois, ça lui fait des crises… On dirait son père, et il voit qu’à ce moment là il ressemble à son père, et ça il essaie de résister, et ça l’énerve encore plus. — Mais vous l’avez choisi, votre mari ? — Non, c’est mes parents. C’était horrible. — Et vous avez passé combien d’années avec lui ? — Vingt cinq années. Heureusement, là, il est mort. — Et vous diriez que les vingt cinq années étaient horribles ? — Ah oui, horribles. Il criait, il me volait tout mon argent,

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