L'actu parodiée par Valéry Chartier, de l'agence La France d'après.
Protéger les élus

« Je ne laisserai pas dire qu’il y a de la violence sociale dans ce pays. C’est inacceptable ! » Alors que le gouvernement et les députés LREM sont accusés de violence systémique contre les « pauvres », Emmanuel Macron a tenu à leur rendre hommage. « Il est de notre devoir de protéger ces héros du quotidien, qui d’ordonnances en amendements sont en première ligne pour sauver nos profits et notre croissance ! » Dernière polémique en date, les images désastreuses des ouvriers de Bridgestone étouffant, hurlant « Je ne peux plus respirer » sous le poids de l’incompétence d’Agnès Pannier‑Runacher à Béthune. Le procureur a eu beau dédouaner la ministre, « qui a pratiqué une banale technique de subventions publiques et de libéralisation du marché », les réseaux sociaux se sont enflammés, parlant tour à tour de « bavures », « de violences volontaires », voire « d’assassinat de la classe ouvrière ». « Ce n’est plus de l’information mais de la délation ! » Pour mettre fin au lynchage médiatique, Gérald Darmanin a inclus dans sa loi Sécurité Interplanétaire un volet pour protéger les élus. Anonymisation des amendements et des votes, floutage des visages, il ne sera désormais plus possible de jeter en pâture les parlementaires à la vindicte populaire. « Diffuser les images de Bruno Le Maire distribuant des milliards



