Le prochain Fakir est en kiosque ce jeudi 4 décembre!

j
h
min

Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Cette France qui nous écrit : Léna, Nicolaie et Boris

Anne‑Sophie ouvre les courriers du rédac’ chef ‑ député, et rappelle les gens…

Publié le 1 décembre 2020

Sur vos lèvres

Léa, étudiante à Paris. « Je suis née sourde, sévère puis profonde, je porte des appareils auditifs. J’étais plutôt fière, bien que ce soit un exercice fatigant, de pouvoir être autonome et ne pas dépendre de quelqu’un… jusqu’à maintenant où tout le monde porte des masques. »
Extrait de la lettre envoyée par Léa. « Je n’aime pas cette sensation de perdre le contrôle de la situation. J’ai toujours préparé chaque phrase que je répète avec automatisme : ‘‘Bonjour, non merci, je n’ai pas besoin de sac, non je n’ai pas de carte de fidélité, je paierai par carte, merci beaucoup, passez une bonne journée.’’ Sans entendre la réponse de la caissière, je dis ces phrases avec un sourire parce que c’est toujours comme ça dans un supermarché : la monotonie. Elles ne se soucient pas de comment les gens rangent leurs courses, s’ils sont en galère ou pas, parce que ça, c’est notre problème à nous, les clients. » Léa nous avait envoyé un premier long courrier, pour raconter sa difficile expérience, dans un supermarché. « C’est arrivé en mars 2020, le premier mois de confinement. J’ai organisé mes courses, dit bonjour à la caissière. Elle s’est adressée à moi : “... ous tré... bashaach...” ‑ Je paye par carte bancaire... soin... abaaash... die...” Elle refuse la carte bancaire. Je ne comprends pas. Je commence à paniquer, parce que ce n’était pas

Contenu réservé à nos abonné·es

3€ par mois seulement !

Vous devez être connecté·e à votre compte Fakir pour accéder à cet article.

Articles associés

Pour ne rien rater, inscrivez-vous à la

NIOUZLAITEUR

Les plus lus

Les plus lus

Retour en haut