« Pour six jeunes sur dix, sauter des repas chaque semaine est une ‘‘habitude’’ » (source : baromètre de la Fage sur la précarité étudiante, février 2025).
« 30 % des étudiants se privent d'au moins quatre repas hebdomadaires, tandis que 20 % d’entre eux ne mangent pas à leur faim. » (Le Figaro, 19/2/2025.)
« Précarité étudiante: un tiers des étudiants déclare sauter des repas par manque d'argent » (BFMTV, octobre 24).
Je me faisais une petite revue de presse, sur mon bureau à Fakir.
On s’amuse comme on peut…
« 300 000 emplois actuellement menacés en France selon la CGT », m’envoyait Pierre, par message. Pierre qui poursuivait, c’est son truc, j’ai l’impression, les nouvelles qui plombent le moral : « une enquête ELABE, sortie le 23 janvier 2025, indique que 82 % des Français disent ‘‘se serrer la ceinture’’. »
On en avait publié, des témoignages, à pleines colonnes, de ces jeunes qui faisaient la queue à la banque alimentaire, aux Restos du Cœur, au Secours populaire, pour ne pas crever de faim (voir Fakir n° 96). C’était pendant le Covid. Depuis, malgré les alertes, les choses ont empiré. Onze millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2022, si l’on ajoute aux chiffres de l’Insee les départements d’outre-mer et les personnes vivant à la rue.
Les chiffres du chômage ? On vous avait longuement dém



