À Chambéry, Anita découvre Fakir à l'été 2018, quand un ami médecin, David, lui met le canard sous le nez. « J'ai adoré ! » Depuis ce jour béni pour elle (et surtout pour nous !), la secrétaire médicale en réanimation multiplie les sessions de vente en manifs, aux projections et dans les événements de la région. Toujours avec le sourire : il faut dire qu'elle a connu bien plus radical, niveau endoctrinement...
« J'étais Témoin de Jéhovah… Je suis née là-dedans, en Vendée, et toute ma famille l'est encore. C'est une secte, on peut le dire ! On nous dit où est le Bien, où est le Mal. On nous empêche de penser autrement, de parler librement. Il faut aussi rester neutre politiquement. Moi, je suis plutôt sociable, j'aime tout ce qui est politique, alors je supportais de moins en moins... Être heureux, c'est pas ça, la liberté, c'est pas ça. J'avais envie d'exploser ! » Et c'est la lecture de Fakir qui a allumé la mèche. « Fakir m'a libéré l'esprit, ça a été un déclic. D'ailleurs, je vous ai tout de suite écrit une longue lettre. J'ai vu qu'un extrait avait été publié dans le numéro des 25 ans, donc, elle a été lue ! »
Quand elle croise Fakir, Anita a encore de nombreuses obligations chez les Témoins : porte à porte, tenue de stand dans les lieux publics, étude de la Bible, réunions hebdomadaires... « C'est hyper chronophage ! En plus, on devait rendre un rapport tous les mois sur le nombre d'actions effectuées. À



