L'actu parodiée par Valéry Chartier, de l'agence La France d'après.
Bernard, 65 ans, radicalisé

« On n’a rien vu venir. 43 ans qu’il faisait de la comptabilité, toujours le premier arrivé chaque matin à son bureau. » Bernard avait tout de l’employé modèle, ponctuel et travailleur. Pourtant, ce vendredi 25 octobre, il commet l’irréparable. « Après la pause déjeuner, il a dégainé ses chips et son mousseux et il a gueulé, ‘‘c’est mon pot, je pars à la retraite’’. » La panique s’empare alors du service comptabilité. Avant le coup de grâce, quand Bernard arrose toute la boîte d’un e-mail de revendication. « C’est l’heure pour moi de voguer vers d’autres cieux, et de consacrer plus de temps à ma famille. »
Même si Christophe Castaner a d’abord nié tout signe de radicalisation, il semble bien que le comportement du terroriste avait changé. « Ces derniers mois, il avait l’air fatigué, lassé, on l’a même vu partir du bureau avant 19h00. » Certains témoignages sont encore plus troublants. « Je me souviens d’un déjeuner à la cantine où il nous avait dit qu’il comprenait les Gilets jaunes. » Des signes de radicalisation anticapitaliste ? « En 2016, il avait pris une demi-journée de RTT, un jour de manif contre la loi travail. On n’a jamais vraiment su s’il y avait vraiment participé ». L’enquête sur le service des Ressources Humaines devrait permettre de savoir comment elles sont passées Ã



